Dans la vie vraie

par emery doligé

Le Journal du Dimanche (459)

Le Journal du Dimanche (459)

Lundi : C'est quoi cette journée de dingue avec des rencontres qui n'ont rien à voir les unes avec les autres. J'ai couru, imaginé, cogité, activé, je suis même arrivé en retard... Je n'ai rien fait pour moi. J'aurais du. Il faut toujours faire un truc pour soi.

Mardi : Trois petit-déjeuners, un déjeuner, un diner. J'ai déjeuné notamment avec une femme que j'aime. Elle travaille sur sa liberté maintenant qu'elle a atteint un niveau professionnel où elle n'a plus rien à prouver.

Mercredi : Deux petit-déjeuners, un déjeuner, deux goûters. C'est l'esprit de Noël qui commence à envahir les rendez-vous.

Jeudi : Il y a des charmes qui ne s'évanouissent jamais, comme des amours. C'est une grâce que l'existence nous accorde. C'est un moment suspendu, comme ces parenthèses enchantées que parfois nous pouvons vivre.

Vendredi : Je me suis réveillé en pensant que nous étions vendredi dernier. Et puis non. Cet espace temps m'a poursuivi toute la journée. Il y a des gens qui ont besoin qu'on pense à eux et qui vous le font savoir, et il y a des gens à qui on pense.

Samedi : Dernières courses de Noël en gérant mon agoraphobie.

Dimanche : « Soyons reconnaissants aux personnes qui nous donnent du bonheur ; elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries. » Marcel Proust

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Emery Doligé

Dans la vie vraie.

Commenter cet article