Dans la vie vraie

par emery doligé

Comment le faire taire

Cet article est reposté depuis La toile de David Abiker.

Comment le faire taire

Comment faire taire quelqu’un ? C’est la question que semble se poser un pays tout entier. Je n’ai pas de réponse à la problématique à laquelle vous pensez. En revanche j’ai lu un excellent billet qui date de 2011 et nous vient du canada qui liste 12 méthodes pacifiques, non coercitives, respectueuses de la personne et de la liberté d’expression pour faire taire quelqu’un. Je me permets de reproduire ici ces 12 approches très fouillées signées François Descaries, qui collabore notamment à ce site québécois.

"1-Ne plus regarder la personne bavarde lorsqu’elle s’exprime (consulter son plan d’animation comme si le commentaire émis n’était pas réellement pertinent).
2- Commence à repérer d’autres interlocuteurs pendant que l’indésirable disserte pour leur signifier par un regard inquisiteur que vous aimeriez les voir prendre la parole.
3- Congratuler un participant sur la justesse de ses propos, même s’il répète un peu ce qui a déjà été dit (inversement, ne jamais renforcer les propos du participant loquace).
4- Ne pas poser la question au groupe en général mais l’adresser à une personne en particulier (une alternative consiste à demander aux gens d’écrire leurs réponses sur une feuille et de sonder les plus silencieux en premier).
5- Demander l’opinion à la personne à gauche de celle trop volubile et faire un tour de table dans la même direction de sorte qu’elle parle la dernière.
6- Prétexter un trop grand nombre de réponses des participants et demander aux gens de lever la main avant de parler. Ne pas sélectionner la personne trop causante.
7- Couper gentiment la parole au ‘flaseur’ pour demander à un autre participant ce qu’il pense du sujet à l’étude.
8- Préciser, avant de poser une question, que vous aimeriez entendre les autres personnes et que le phraseur a déjà eu plusieurs occasions de préciser sa pensée.
9- Couper le discoureur en résumant ou présumant de ses propos (ce qui illustre qu’il est un peu prévisible et redondant).
10- Lever sa main devant le visage de la personne qui commence à parler pour donner la parole à un autre.
11- Vous lever et aller vous installer derrière l’individu prolixe, poser votre main sur son épaule pour lui imposer le silence et poser une question en regardant les autres.
12- Quitter la pièce, ouvrir la porte quelques secondes plus tard, en demandant à l’indésirable d’apporter ses effets personnels. Rendu à l’écart des autres, lui avouer que sa "contribution" dérange trop le rythme du groupe et votre trav
ail et que vous préféreriez qu’elle quitte."

Nous connaissons tous quelqu'un dont la prise de parole a déréglé les règles du jeu, l'esprit de la partie, le respect que se doivent les participants.

Ce quelqu’un vous l'avez connu.

Son babillage n'apporte rien.

Il attire égotiquement l’attention sur lui.

Il dissuade de s’exprimer ceux qui ont réellement quelque chose à dire.

Il crée de la mauvaise humeur et du sarcasme autour de lui et contre lui.

Bref, le groupe - et lui-même - a intérêt à réduire son temps de parole dans l’intérêt général.

Vous l’avez rencontré en classe, en séminaire ou en réunion.

Vous pensiez à quelqu'un d'autre ?

Surtout ne dites rien.

Révisez la règle numéro 1.

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Emery Doligé

Dans la vie vraie.

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