Dans la vie vraie

par emery doligé

La plainte de Jean-François Copé contre Le Point met en lumière une autre vérité...

En février, après les révélations du Point sur Bygmalion, Jean-François Copé annonçait qu'il allait attaquer l'hebdomadaire en lui promettant le pire avenir...

Voici ce que vient de publier ce journal :

La plainte de Jean-François Copé contre Le Point met en lumière une autre vérité...

Jean-François Copé a convoqué les journalistes après s'être ému dans les médias de la mise en cause du Point. Le Président de l'UMP a annoncé vouloir plus de transparence et il finit par déposer une plainte obscure qui peut être aussi vite retirée. Sans faire de bruit. Sans couille, du vent, du vide.

Jean-François Copé est là, partout, tout le temps, sur tous les sujets encore hier matin au Grand Rendez-vous d'Europe 1. C'est comme une obsession chez lui : il doit être présent dans les média, même à l'excès.

Le problème est quand survient une crise. Jean-François Copé doit être encore plus présent que d'habitude... c'est au-delà de l'hypermédiatisation. Cela va contre la règle incontournable qui dit qu'il faut savoir se taire pour gagner en popularité... La première place de DSK dans un récent sondage le démontre.

Jean-François Copé n'a toujours pas compris l'hypermédiatisation. Rappel : l'hypermédiatisation est une présence médiatique désincarnée. Comme DSK, Sarkozy ne parle pas dans les médias pourtant il est toujours là. Copé aurait du travailler sa communication d'influence plutôt que sa communication médiatique, aujourd'hui nous sommes obligés de le boire jusqu'à la lie. Les erreurs des communicants de l'ancienne école sont patentes avec Copé.

Mais, il y a encore plus alarmant pour la Droite.

Avant l'avènement des réseaux sociaux, il était de coutume de dire qu'environ 5% du corps électoral était à séduire à chaque élection pour faire pencher la balance d'un coté ou de l'autre. Tous ceux qui hésitent à chaque élection sont souvent un peu libéraux, ils peuvent voter à gauche (je l'ai fait deux fois pour Delanoë) ou ne pas voter voire voter pour des micro-candidats poétiques au premier tour... Ces électeurs sont de plus en plus nombreux. Résolument républicains, ayant un dégout profond pour toutes formes d'extrémisme et le Front National en particulier, n'aimant pas les impôts mais prêts à en payer, désireux de faire avancer les choses un petit peu tous les jours pour sa famille et ses proches, davantage individualiste que pluriel, etc... ces personnes qui répondent à ce type de profil type affirment davantage leur différence grâce aux réseaux sociaux. Jean-François Copé n'a pas vu cette montée en puissance. On estimait donc à 5% ce genre d'individus en 2002.

Depuis les affaires, l'hypermédiatisation, les réseaux sociaux and co, l'estimation a été doublée voire triplée. Le ventre mou du clivage gauche/droite est passé à presque 15%. Ce n'est plus une petite partie de la population qui fait l'élection ou qui se rallie au dernier moment. 15% cela représente une vraie minorité qu'il faut prendre en compte.

En tendant un peu les oreilles, en regardant les métrics du web, il est facile de comprendre que Jean-François Copé représente un épouvantail pour ses 15% et qu'ils préfèreront plutôt s'abstenir voire voter contre lui.

Jean-François Copé ayant démontré qu'il ne changeait pas, les gens de l'UMP devraient peut être y réfléchir.

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