Dans la vie vraie

par emery doligé

Le Journal du Dimanche (485)

Le Journal du Dimanche (485)

Lundi : Commencer par un brainstorming. Il faut d'abord déconstruire, remettre à plat, oser aller là où cela fait mal, sans prendre en compte les autres, ne s'intéresser qu'à l'idée, qu'à l'objet. Et j'ai dû faire mal, mais il paraît que je suis bon à ça. J'évite les biais.

Mardi : Dernier Pestacle. C'est la dernière fois. L'année prochaine, il sera en sixième. Cela fait bizarre de voir ses enfants grandir. Mais putain que c'est bon. Le meilleur spectacle.

Mercredi : Journée de séminaire. Au milieu, j'ai fait venir des Barbares. Des start-uppers avec le couteau entre les dents. Une énergie folle, une envie de dingue. De tous les âges, de tous les sexes. Pendant une heure, ils ont été concentrés, sans toucher à leur mobile.

Jeudi : Un drôle de déjeuner avec un mec qui n'est pas de ma bande. A la fin, il m'a demandé chez qui je m'habillais. A l'intérieur, j'ai ri. A l'extérieur, j'ai répondu : chez personne, je ne supporte pas les marques apparentes. Sinon, avec Rodrigo, nous avons tourné un nouvel épisode du plus vieux show du web français :

Vendredi : Les bureaux sont déserts, mais elle est là. Nous sommes deux là où il y a en général trois cents personnes. On parle. Elle va vite, elle est maligne, astucieuse et efficace. J'adore ce genre de patronne. Sans complexe ni sentiment d'imposture.

Samedi : Première fois de l'année que je ressens les vacances d'été à Paris. Un bien fou. Mais y'a encore trop de parisiens.

Dimanche : « Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » Félix Leclerc

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Emery Doligé

Dans la vie vraie.

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