Dans la vie vraie

par emery doligé

Le Journal du Dimanche (489)

Le Journal du Dimanche (489)

Lundi : Même les jours fériés, on travaille. Même les jours fériés, on peut vivre entre parenthèses. Même les jours fériés, on peut contempler.

Mardi : Si je vous dis qu'un être perché comme j'aime m'a défini comme "un tireur à l'arc les yeux bandés", cela vous fait penser à quoi ? Je cogite et ne trouve pas encore...

Mercredi : J'écoute un libanais raconter son geste en faveur du bon et du travail des femmes. Cet homme est beau et fort. Il emporte l'assistance sans effet juste par son ambition. Il n'y a pas à dire, quand on sait donner à manger et valoriser le travail d'autrui dans ce domaine, les champs de la réussite sont ouverts.

Jeudi : Ce n'est rien deux heures. Pourtant deux heures à soi est un luxe sans commune mesure. Imaginez vous, le plus loin possible de toute forme de connections et - pourquoi pas - avec un quelqu'un ou une quelqu'une très à votre goût. Qu'est-ce que vous voulez de mieux en pleine journée ?

Vendredi : Essayer d'expliquer la légèreté est sans doute ce qu'il y a de plus compliqué. On m'a toujours dit que c'était une question d'éducation. Je maintiens que tout un chacun peut y arriver. J'ai des exemples. Et plus de contre-exemples.

Samedi : Rien à communiquer.

Dimanche : « Que d'hommes se pressent vers la lumière non pas pour voir mieux, mais pour mieux briller. » Nietzsche

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Emery Doligé

Dans la vie vraie.

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