Dans la vie vraie

par emery doligé

Le Journal du Dimanche (515)

Le Journal du Dimanche (515)

Lundi : Commencer la semaine par un petit déj avec un mec que je connais sans le connaître vraiment depuis vingt ans. Nous admirons un homme qui pourrait être notre père. Ces choses qui rapprochent et qui nous dépassent.

Mardi : Y'a des sujets qui me font cogiter. Parfois futiles, parfois moins. Je me suis demandé en regardant un vieux couple entrer dans le restaurant dans lequel je me trouvais pour ingurgiter le dessert du jour si le sucre compensait la baise. Pas de réponse cartésienne.

Mercredi : La course au nouveau Charlie Hebdo est lancée. J'ai rendez-vous chez Libération pour voir un pote. Devant, des médias télé et des policiers "lourdement armés". Dedans des journalistes et des gars de Charlie. Et des policiers. Plein. Je ressors sans prendre de Charlie sur la pile à l'accueil. Je préfère l'acheter. L'anagrame de Charlie, c'est chialer. Lisez ça.

Jeudi : Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas fait refouler d'un lieu. J'avais l'invitation VIP mais surement pas le bon look. La sécurité m'a jeté, trop de personnalités en costard. Je pouvais appeler l'organisatrice, mais j'ai trouvé la chose suffisamment désobligeante. Du coup, j'ai eu du temps pour faire autre chose.

Vendredi : Une femme me rapporte qu'une autre n'est plus avec son ami. Je ne sais laquelle des deux est la plus à plaindre.

Samedi : Je me demande pourquoi on est jamais déçu par les cons.

Dimanche : « Eternité est l’anagramme d’étreinte. » Montherlant

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Emery Doligé

Dans la vie vraie.

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