Dans la vie vraie

par emery doligé

Le Journal du Dimanche (530)

Le Journal du Dimanche (530)

Lundi : J'ai procrastiné. Pas longtemps. C'est une saveur douce de partir à la dérive en se disant : "il y a un truc que tu dois faire". Et ne pas le faire. C'est marrant ce début de phrase "Il y a". Je me souviens d'un professeur de français qui nous interdisait d'utiliser cette tournure car trop enfantine, trop près des contes de l'enfance. Une façon à lui de nous faire grandir. Pourtant c'est bath' "il y a".

Mardi : Déjeuner Facebook. Sur Facebook, deux heures avant l'heure, j'ai proposé à tous de venir déjeuner avec moi. Nous avons été trois, et presque quatre. J'ai emmené tout ce petit monde à l'East Mamma. Je recommencerai. Puisque Rodrigo était là, nous avons fait un petit show qui vous montre entre autres le restaurant...

Mercredi : Retour vers le futur. Aux Bains Douches, ils ont ouvert aussi un restaurant. Un décor rouge, bordeaux, marron. Un bar central et triomphant. Il n'y avait personne avant que j'arrive, personne pendant et certainement personne après. J'ai mangé un burger. Étonnement bon.

Jeudi : J'ai été cash. Très cash. Limite violent. Par la parole. Uniquement. Mais il fallait que cette personne avance. De quel droit ? Je ne sais pas. L'instinct. A moins que cela ne soit une demande silencieuse.

Vendredi : Des cousins sont rentrés chez eux. Enfin. Ils ont vu des trucs terribles. Un homme, une femme et deux jeunes adolescents. Ils ont demandé qu'on ne leur pose pas de question pour l'instant. Ils étaient au Népal.

Samedi : Rien à communiquer.

Dimanche : « Il est parfois moins admirable d'user de son pouvoir, que de se retenir d'en user. » Montherlant

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