Dans la vie vraie

par emery doligé

Google m’a perdu.

Google m’a perdu.

Je me suis perdu face à la page vide de Google.

Vous savez… cette barre blanche de recherche dans laquelle vous pouvez taper tout ce qui vous passe par la tête. Parce que à bien y réfléchir, c’est comme une page blanche.

Cela s’est passé jeudi dernier vers 15h27. Je relevais les messages sur mes comptes sociaux tout en écoutant l’émission d’Europe 1, il n’y en pas deux comme elle de Marion Ruggieri qui traitait de la liberté sexuelle de la femme – il n’y a pas de lien. Facebook, Instagram, Twitter, LinkedIn me proposaient des interactions, des liens, des interpellations, des rencontres. Des gens que je suis, que je follow, des propos qui espéraient un like, bref des notifications lançaient urbi et orbi des liens, des vidéos, des trucs et des bidules. Et parfois, des messages plus personnels.

Et puis, je ne sais pas pourquoi, je suis allé sur Google. Et là, le blanc. Rien. Le vide.

Je ne savais pas quoi rechercher. Ou même chercher.

Les réseaux sociaux ont schlerosé mon envie de recherche. Les amis, les connaissances, les relations m’abreuvent de choses et d’autres jusqu’à plus soif comme s’il fallait que je reçoive tout un tas d’idées pour m’occuper. Et bien ça marche, les réseaux sociaux remplissent un autre de leur office, en plus de faire du bruit (cf ) : l’occupation de l’esprit. Ils donnent un point de départ trop souvent normé, les réseaux sociaux ne sont qu’un dénominateur commun. Souvent le plus petit.

La suite .

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