Dans la vie vraie

par emery doligé

Ian Brossat, symbole du renoncement politique

Ian Brossat, symbole du renoncement politique

C'était dans Le Supplément sur Canal+ où l'on voyait le Maire de Paris Bertrand Delanoë saluer Ian Brossat, chef de file du PC à Paris, en lui glissant un mot aimable pour son mari, Brice.

Ian Brossat, communiste et partisan du Front Gauche est l'homme le plus dragué de Paris. Depuis samedi, 57% du PC parisien ont voté son soutien à Anne Hidalgo contrairement aux ambitions de Jean-Luc Mélenchon qui voulait que le PC et le Front de Gauche partent à l'élection municipale contre le système socialiste parisien.

Et il a raison Mélenchon. A date, il est évident que tous les soutiens au Gouvernement risquent de prendre cher aux municipales. Même si Hidalgo adresse régulièrement des piques à Hollande et ses ministres, il faut croire que rien n'est acquis aujourd'hui.

Ce qui me gène dans cette histoire est que Ian Brossat, 33 ans, qui incarne une autre façon de faire de la politique, se range benoitement derrière les socialistes pour avoir une place. Un peu comme EELV-Les Verts au Gouvernement. La magouille pour faire voter les militants dans le sens voulu par les dirigeants était flagrante dans le reportage sur Canal+ où l'on a entendu Ian Brossat dire qu'il voulait suivre Anne Hidalgo "par tradition locale".

Comment changer la politique pour être en phase avec le ras-le-bol de la population des politiques, si à 33 ans on est déjà pris dans la nasse des petits compromis ? Ian Brossat devient le symbole du renoncement à vouloir changer les choses alors qu'il portait une autre espérance.

J'ai voté deux fois de suite pour Delanoë parce qu'il proposait autre chose que ce qu'on voyait et il a partiellement réussi. Ian Brossat porteur d'avenir vient de plomber l'espérance parisienne pour un petit poste d'Adjoint au Maire de Paris.

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Emery Doligé

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