Dans la vie vraie

par emery doligé

Pourquoi Jobs est un iFlop

Pourquoi Jobs est un iFlop

En 2005, Steve Jobs a prononcé un discours à Stanford d'une humanité sans commune mesure, sans s'arrêter à nos médiocrités quotidiennes, sans prendre en compte nos petits intérêts de tous le jours, tout en reconnaissant ses limites. Pendant ces quelques minutes, Steve Jobs a dépassé sa condition de vendeur de produits pour nous amener à une révolution positive.

Jobs de Joshua Michael Stern incarné par Ashton Kutcher retrace les premières années d'Apple, quand l'entrepreneur fonde la marque alors qu'il n'a qu'une vingtaine d'années, puis le raz-de-marée provoqué par le lancement du premier iPod dans les années 2000, en passant par son éviction en 1985.

Jobs, le film, ne touche pas à ce qui rend spécial Apple. Avant les agences de communication, Steve Jobs a travaillé sur la journée du consommateur. Comment intégrer dans le quotidien de monsieur et madame tout le monde un produit qui décuple un imaginaire, un produit qui attire alors qu'on en est éloigné. Apple est cela. Le film a raté cette mission. Sans prendre le temps du recul nécessaire sur cet homme, la fin symbolise l'apogée de ce ratage en signalant que Apple est la compagnie la plus valorisée au monde en 2012. Bullshit.

Bien sur, il y a quelques envolées lyriques indiquant à quel point ce qui compte pour Apple est d'être différent. Tout le monde veut être différent. Rien de nouveau. Le lancement de l'iPod était une nouvelle fois la compréhension que le produit est au service du consommateur, un prolongement de ses attentes, une idée qui fonde son essence dans la volonté de toucher au coeur chacun et chacune d'entre nous. L'enjeu est décidément trop grand pour Joshua Stern : Jobs ne touche pas au coeur. Il échoue aux portes de l'esprit.

Ne dépensez pas votre argent pour un film bullshit, vous trouverez forcément Jobs en ligne...

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Emery Doligé

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