Dans la vie vraie

par emery doligé

Le Journal du Dimanche (510)

Le Journal du Dimanche (510)

Lundi : Rencontre d'un homme qui a appris à se décoloniser lui même. Sortir de ce qui nous oblige. Il a fait ça à sa manière entre brusquerie, filouterie et estime de soi, entre valeurs, bon sens et dépassement de soi.

Mardi : Déjeuner avec un patron de presse. Un type bath' comme j'aime. Il m'apprend qu'il ne sent plus rien depuis quelques années et qu'il a du réapprendre le goût. Le tartare aux truffes et le vin bu au Caffé Stern ont été honorés.

Mercredi : un ami me raconte qu'il a dû déposer une main courante contre un fâcheux qui le menace. Dans le commissariat, on lui indique qu'il n'est pas le premier à déposer contre ce fâcheux. Parfois, on se met dans des états pour en masquer d'autres.

Jeudi : Par une simple requête Google, ma fille découvre la triste situation économique du père d'une de ses amies. Elle me demande comment agir. Je lui dis d'attendre qu'elle comprenne et d'être bien présente car l'amplitude sera forcément plus grande que ce que raconte la presse. Elle découvre le mot mythomane.

Vendredi : Petit déjeuner avec un type bath´ que j'ai croisé des dizaines de fois sur plusieurs années sans prendre le temps de se regarder l'âme. C'est fait. Et bien fait. Le soir, avant d'aller rererererererererevoir l'ami Vinvin au théâtre (qui a augmenté en qualité son seul en scène), on me présente, en compagnie du poto Baptiste Roynette, une solution son de dingue. Je ne peux que citer le hashtag : #PhantomRising et dire que j'ai passé commande... Plus mardi sur mon compte twitter : @MryEmery

Samedi : Dans 12 jours, c'est Noël. Donc "courses de" autour du restaurant de Gérard Idoux, Le Récamier où, une fois de plus, les soufflés du déjeuner étaient sublimes.

Dimanche : « Les gens qui agissent selon ce qu'ils appellent leur conscience ne sont jamais sûrs. » P.D. James

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Emery Doligé

Dans la vie vraie.

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