Dans la vie vraie

par emery doligé

Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.

Un soir, à la fraîche, j'ai retwitté un article de Charles Nouÿrit expliquant comment La Poste lui avait pris son idée, alors même qu'il était en train de travailler avec elle dans le cadre de l'appel d'offre lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet. Il n'est pas le seul à qui la mésaventure est arrivée et il cite une longue liste de jeunes start-up moribondes ou disparues après le baiser de la mort de grands groupes dont les pratiques de prédation interrogent. Pédagogique, motivée, la note a suscité un enthousiasme collectif.

Au milieu de ce florilège de réactions positives, Olivier Desbiey, "Innovation & Foresight @CNIL" comme il se présente lui même sur son compte twitter, me tance. Je ne suis pas le seul objet de ses tweets réprobateurs, il en envoie aussi à tous ceux qui, bénéficiant de préférence d'un peu de notoriété, trouvent l'article juste et posant les bonnes questions.

Quelques captures d'écrans :

Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.
Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.
Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.
Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.
Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.
Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.
Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.
Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.
Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.

...et il y en a tant d'autres.

Comme par exemple ce tweet où Olivier Desbiey remet en cause le travail journalistique de Laurent Calixte qui a publié un papier sur le sujet dans Challenges cette semaine :

Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.

Une véritable veille du sujet et un acharnement qui frisent l'obsession !

Oui, tout ce qui est excessif est insignifiant écrivait Talleyrand. Là, en plus, il y a une posture. La CNIL s'intéresse donc au cas Charles Nouyrit/La Poste ? Ou Olivier Desbiey fait une affaire personnelle de ce cas ?

Quand Olivier Desbiey de la CNIL commente un article sur la Poste, des questions se posent.

Visiblement, Olivier Desbiey a un problème avec Charles Nouÿrit. Tel un troll, Olivier Desbiey semble agir en dehors de tout cadre. En plus, s'exprimer avec l'image de la CNIL en paravent pour justifier sa respectabilité est une méthode plus que limite ...

En grattant un peu que trouve-t-on ?

Le compte Linkedin de Olivier Desbiey nous apprend qu'il était à La Poste avec le titre de "Innovation Intelligence Manager" au moment où Charles Nouÿrit travaillait avec La Poste. Bref, Olivier Desbiey était un des interlocuteurs de Charles Nouÿrit. Et donc, plutôt que de se taire pour ne pas attirer l'attention sur lui et ses méthodes, Olivier Desbiey a préféré répondre à tout un chacun sur le mode "on vous ment, je détiens LA vérité" tel un mauvais community manager.

Péché de jeunesse sans doute, mais est-ce excusable ?

Non. Inadmissible pour trois raisons : D'abord, vous l'aurez compris, Olivier Desbiey a attiré l'attention sur lui. Ensuite, Olivier Desbiey laisse croire par son acharnement et ses jugements péremptoires qu'il a sans doute un ou deux trucs à se reprocher dans cette histoire. Enfin, Olivier Desbiey démontre son manque de maturité à l'égard des grandes organisations qui au bout du compte gagnent (je n'ai pas vu de réponse officielle de La Poste à l'article de Charles Nouÿrit, juste un mot évoqué dans Le Point de cette semaine indiquant que le "système n'était pas assez sûr", mais La Poste l'a quand même mis en oeuvre en éjectant du consortium celui qui en avait eu l'idée).

Ainsi par son attitude de "troll", Olivier Desbiey a mal défendu La Poste (qui ne l'a pas empêché de le faire, d'ailleurs...), a porté atteinte à l'image de la CNIL en s'exprimant d'une voix dont tout laisse croire qu'elle est institutionnelle et, accessoirement, s'est décrédibilisé. Est-ce qu'autant de hargne en valait la peine ?

En somme, à moins qu'il connaisse des éléments graves qu'il ne dira pas et qu'il faudrait croire sur parole ? A moins qu'il ait été piloté pour marquer Charles Nouyrit à la culotte ? Dans un cas comme dans l'autre, et même s'il s'agit d'une initiative personnelle manquant de maturité, c'est une attitude qui va à l'encontre de la transparence et de l'objectivité que l'on est en droit d'attendre de la part d'un représentant d'une institution comme la CNIL.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Repost 0

À propos

Emery Doligé

Dans la vie vraie.

Commenter cet article