Dans la vie vraie

par emery doligé

Les opticiens nous prennent-ils pour des cons, nous les binoclards ?

Les opticiens nous prennent-ils pour des cons, nous les binoclards ?

Je porte des lunettes depuis tellement longtemps. A chaque fois que je dois changer de prothèse, j'ai la désagréable impression de payer trop cher.

En France, même avec une bonne mutuelle, bien voir, ça coûte les yeux de la tête. Et je ne suis pas le seul à le dire. Je suis tombé sur le livre de l'économiste Pascal Perri qui prend lui aussi la défense des consommateurs.

Question vie chère, Pascal Perri n’a pas sa langue dans sa poche, il est invité dans les médias comme récemment sur France 5 sur le scandale de l’optique que je vis. Son livre est explosif. il aborde les dysfonctionnements du marché français des lunettes.

Mais cela ne plait pas à tout le monde... Le livre publié chez Anne Carrière n’a pas plu aux opticiens mis en cause, à tel point qu’Atol l’a fait retirer du marché , au prétexte lolesque que son titre initial "Rien que pour vos yeux" empièterait sur la propriété intellectuelle de l’une de ses marques. Le livre a été interdit de librairies. Mais heureusement, une version circule sur internet : .

La lecture n’est pas triste. D’un coté, il y a les gens malhonnêtes comme partout. De l’autre, il y a visiblement un marché organisé de manière à faire payer très cher les consommateurs, ce qui n’est pas plus moral et en plus franchement désagréable : le livre estime que la surfacturation est de l’ordre de 900 millions d’euros. A l’heure où le Gouvernement cherche par tous les moyens à équilibrer les finances publiques, il y a là une niche de près d’un milliard qui ne bénéficie qu’aux acteurs en place, opticiens et fabricants de verres ! Au secours !

Ce qui est troublant dans cette histoire est que Pascal Perri n’est pas le seul à critiquer le fonctionnement du marché des lunettes en France. En deux requêtes Google, on trouve que la Cour des comptes s’est indignée, elle aussi : « le marché de l’optique doit être plus transparent et concurrentiel » et il faut « encourager de nouveaux modes de distribution de l’optique correctrice ». Si même la Cour des comptes s'agace (La Cour des comptes s'en prend surtout à ce qu'il y a de plus visible...), j'ai comme le sentiment de me faire avoir encore plus !

Alors, on fait quelque chose où on se laisse avoir ? Quelles sont les autres options ? L'Etat va-t-il se bouger pour aider ses concitoyens ?

Je suis agacé.

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Emery Doligé

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