Dans la vie vraie

par emery doligé

Vanity Fair en français, la bonne surprise.

Vanity Fair en français, la bonne surprise.

Mardi, quand Michel Denisot m'a tendu le premier numéro du Vanity Fair français au milieu de la centaine de journalistes invités par Image 7, j'avoue que je n'ai qu'une idée en tête l'ouvrir et voir si l'attente très bien mise en scène en valait la peine...

C'est un magazine haut de gamme. La publicité le pose ainsi. Le premier article page 43 est l'éditorial de Michel Denisot, "Brillant dehors, mordant dedans". Il pose l'ambition et le style faussement accessible, comme le marketing du Luxe. Et cela repose toute la question du digital... d'ailleurs, Anne Boulay dans le conférence de presse était assez claire quand elle annonçait que le site web avait pour objectif d'atteindre les 500 000 visiteurs uniques, soit rien (...et pas en Responsive design). En revanche, l'iPad aura du contenu enrichi et sera vraiment le nerf de la guerre numérique. Oui, vous l'aurez compris, le recrutement voulu est une audience de qualité et hyper-qualifiée. Le gratuit, n'y comptez pas ! Cette politique numérique renforce l'idée d'un "Up magazine".

Coté ambition, il a été annoncé que Condenast avait investi 15 millions d'euros, qu'ils espéraient atteindre l'équilibre dans trois ans et le payback dans huit ans. Le lancement bénéficie d'une communication forte : 400 000 exemplaires pour le n°1, prix 2€, 8 000 affiches et publicité radio/télé. Par la suite, ils tablent sur 85 000 exemplaires en première années puis 100 000 et le prix passera à 3,95€ au troisième numéro. Coté digital, il y aura une application payante à 1,79€ et le magazine coûtera en ligne 3,59€.

Sur le fond, les articles, c'est du Vanity Fair dans la plus pure tradition avec une réelle touche française comme ce coté cultureux et modeux, mais surtout de nouveaux angles sur l'actualité française comme l'interview du majordome des Bettencourt. Ce qui tranche avec les autres magazines, c'est la densité des articles, beaucoup de signes : 500 000 pour l'ensemble du mensuel (soit 1,3 et 2 fois plus que les marques comparables). Ce qui est bien aussi est la qualité de la photo plus en vie qu'ailleurs, mais toujours respectant cette distance qui a fait la renommée de Vanity Fair aux Etats-Unis. Enfin, il y a des papiers que j'ai bien aimés, celui sur les Bains qui nous replonge dans la liberté des années 80's, celui sur Scarlett Johansson et évidemment la partie "Fumoir" qui sont les pages du magazine où des idées sont jetées.

En somme, Vanity Fair vise la femme de 35 ans, CSP+ et urbaine pour les deux tiers de ses lecteurs. Je serai donc dans le dernier tiers.

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Emery Doligé

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