Loin de tout effet de mode, le FOOH (Fake Out Of Home) revisite le marketing digital en mettant des campagnes visuelles inédites a la portée de toutes les marques, même sans budget XXL. Si vous avez le goût du mélange entre créativité, engagement et résultats tangibles, négliger ce nouveau terrain serait dommage. ROI grimpant, viralité exceptionnelle : le FOOH compose un cocktail rarement atteint dans d’autres formats. Promis, pas de jargon superflu ni de promesses creuses : juste l’essentiel pour comprendre, s’approprier et potentiellement dynamiser votre image grâce au FOOH.
Sommaire
Qu’est-ce que le FOOH et pourquoi s’y intéresser ?

Le Fake Out Of Home – ou FOOH pour les habitués – change la donne de la communication visuelle en donnant une dimension gigantesque (mais entièrement virtuelle) aux publicités. Imaginez, à titre d’exemple, un bus hors normes posé sur une pyramide, un sac à main flottant au-dessus de la place de l’Opéra, ou encore la tour Eiffel se transformant en accessoire beauté géant le temps d’une vidéo captivante sur les réseaux. On fait ainsi entrer la publicité dans une nouvelle ère.
Concrètement, le FOOH repose sur l’usage de la 3D et des effets spéciaux dignes du cinéma (CGI) pour orchestrer des mises en scène spectaculaires, parfaitement fictives… à partager largement sur vos canaux digitaux. Un chiffre qui interpelle : en 2023, on note une progression de +300 % des campagnes FOOH par rapport à 2021. Ce n’est donc pas l’apanage de quelques agences branchées – ROI moyen de 350 à 450 %, taux d’engagement 35 % supérieur à l’affichage classique : tout cela sans les contraintes logistiques (ni la facture) du OOH traditionnel. Plusieurs responsables marketing racontent d’ailleurs qu’après un FOOH, la perception de leur marque s’est rapidement différenciée.
Pourquoi prendre ce virage maintenant ? Tout simplement parce que la concurrence s’y met, la saturation des espaces impose de se réinventer, et le FOOH permet une prise de parole originale, relativement maîtrisée côté coûts. Certains responsables témoignent que le premier test FOOH a remué leur audience comme aucun format auparavant. Cela pose la question : jusqu’où pousser l’expérimentation ?
Comment ça marche ? Les techniques expliquées simplement

Le FOOH, c’est une forme de rencontre entre les effets spéciaux du cinéma et la publicité urbaine, avec la caisse de résonance unique des réseaux sociaux. Mais comment ces illusions saisissantes prennent-elles vie ? Faut-il tout un studio hollywoodien pour se lancer ? En réalité, ce n’est plus réservé aux mastodontes de la production.
Étapes de création d’une campagne FOOH (sans jargon inutile)
En général, tout commence par un brief créatif – parfois carrément déraisonnable (« et si notre logo s’invitait géant sur la skyline d’une grande ville ? »). Vient ensuite le temps du storyboard : quels lieux, quels effets, quelle histoire captivera en quelques secondes ?
Les spécialistes de la 3D modélisent ensuite les objets et scènes via des outils professionnels comme Blender ou Maya (licences régulièrement entre 2 000 et 5 000 €/an pour les agences investies). Ils viennent ensuite intégrer leur création sur des images ou vidéos du lieu sélectionné, réalisées au drone ou à la caméra classique. Un système de tracking vidéo permet d’ancrer virtuellement l’objet : l’illusion est bluffante. Un peu de montage, du sound design, l’ajout de quelques effets, et la version finale – généralement adaptée au format vertical « snack » – est prête à partir à l’assaut des réseaux.
Quelques points restent essentiels afin de maximiser l’effet d’une campagne FOOH :
- Les formats courts (moins de 30 secondes) affichent des taux de complétion impressionnants : 85 % selon des études récentes.
- Le soin apporté à la post-production (sound design, colorimétrie) joue un rôle majeur dans la crédibilité perçue.
- La flexibilité des outils actuels ouvre la porte à tous types de supports, comme TikTok, Instagram, LinkedIn, ou même à vos propres écrans en magasin.
Il arrive parfois qu’une petite équipe, loin des grands studios, décroche un vrai buzz FOOH dès la première tentative. Comme l’a récemment souligné un formateur du secteur, rien ne nécessite d’être Pixar pour se lancer : la maîtrise créative fait souvent la différence.
Quels bénéfices attendre (ROI, viralité, différenciation) ?
Avouons-le, l’originalité n’a de valeur que si elle se traduit réellement par des gains pour la marque. Sur ce terrain, le FOOH parvient à séduire autant les équipes créa que les directions financières. L’effet waouh éveille la curiosité, toutefois c’est la transformation concrète qui fait la différence.
Des chiffres et des preuves, pas des promesses
Les exemples ne manquent pas : vous rappelez-vous la campagne Jacquemus et ses « sacs géants sur les bus » ? 48 millions de vues en seulement trois jours. Ou encore L’Oréal transformant la tour Eiffel en mascara, pour 3 millions de vues quasi instantanées. Sur l’ensemble des campagnes FOOH observées, le taux d’engagement dépasse de 35% celui de l’affichage classique, et la mémorisation atteint jusqu’à 65%. La hausse des ventes peut grimper de 10 à 25% en fonction de la notoriété de la marque.
Voici un aperçu des differences marquantes relevées par plusieurs cabinets conseil :
| Canal | ROI Moyen | Taux d’engagement | Ticket d’entrée |
|---|---|---|---|
| OOH Classique | 120–180 % | 10–20 % | 5 000 € / affichage |
| FOOH | entre 350 et 450 % | 35–60 % | 7 000 à 15 000 € / campagne |
| Social ads vidéo | 200–300 % | 20–30 % | 1 000 à 10 000 € / spot |
Là où le FOOH détonne vraiment : sa viralité organique. Cette dimension « partage spontané », bien perceptible lorsqu’un simple panneau virtuel déchaîne les réactions sur LinkedIn ou TikTok, repose sur le caractère inédit. Un professionnel du digital confiait récemment qu’un seul FOOH peut faire parler de la marque bien au-delà de l’audience initiale.
Par où démarrer ? Guides, outils, simulateurs et accompagnement
Vous souhaitez vous lancer sans plomber le budget ? Aujourd’hui, bon nombre d’agences et de studios proposent des simulateurs en ligne, des mini-checklists, ou encore des créneaux conseils sans engagement pour cadrer votre premiere etape.
Structurer son premier brief FOOH sans (trop) d’angoisse
Mieux vaut y aller étape par étape :
- Testez un simulateur de budget en ligne pour vérifier si votre concept tient la route face aux prix réels (7 à 15K € selon la complexité, hors scénarisation monumentale à la Hollywood).
- Créez une courte sélection (3–4) de visuels : ce que vous appréciez, ce que vous souhaitez à tout prix éviter.
- Planifiez un échange avec un expert FOOH (la première prise de contact est souvent offerte), il saura challenger vos idées et éviter les pièges évidents… eh oui, il y en a parfois.
- Pensez à télécharger une checklist dédiée pour garantir qu’aucun aspect technique ou juridique n’a été oublié.
C’est aussi pourquoi il ne faut pas hésiter à interroger le studio ou l’agence : la valeur de l’accompagnement, c’est avant tout de transformer une bonne idée en réalité concrète (et mesurable !). Une directrice d’agence signalait récemment que la phase d’échange initial évite bien des écueils non anticipés lors d’une première expérience FOOH.
Enjeux éthiques et bonnes pratiques
Impossible d’ignorer le sujet : aucun buzz n’est durable si la transparence n’est pas au rendez-vous. Le FOOH, comme toute technologie émergente, exige généralement un minimum de pédagogie pour bâtir la confiance sur la durée.
Entre magie et clarté : comment faire du FOOH un allié, pas une source de méfiance
Face à la multiplication des contenus trompeurs et des deepfakes, afficher que la scène est fictive – voire mentionner une visée artistique – reste un gage de crédibilité. La majorité des experts et partenaires professionnels conseillent d’ajouter systématiquement une note de transparence (« Visuel fictif, campagne #FOOH ») et de respecter à la lettre les licences des images et sons utilisés.
Dernier point à noter, anticipez toujours l’étape d’après : si le FOOH facilite vraiment le gain de notoriété, vos process juridiques doivent demeurer à jour (information du public, respect des plateformes, éviter toute utilisation déloyale de l’espace public virtuel). Cela semble évident, mais certaines marques en font encore l’expérience à leurs depens.
Pour conclure, le FOOH n’a rien du gadget ou de la promesse obscure. C’est l’opportunité – presque unique à l’horizon 2024 ! – de surprendre et dialoguer autrement avec votre communauté, avec des retours précis à la clé sur chaque euro investi. Envie d’estimer rapidement l’impact d’une campagne ? Utilisez un simulateur ou sollicitez l’avis d’un professionnel : plus d’un annonceur a été agréablement surpris après avoir tenté l’aventure FOOH.
Mis à jour le 14 octobre 2025