Samsung a récemment dévoilé son tout nouveau Galaxy S25, un modèle qui poursuit l’évolution de la gamme avec plus de puissance, de pixels et d’intelligence artificielle. Cependant, derrière ces améliorations se cache un problème récurrent : une réparabilité qui laisse à désirer. Malgré les attentes croissantes des consommateurs et les pressions réglementaires, le constructeur sud-coréen semble n’avoir fait aucun effort pour rendre son appareil plus facile à démonter et à réparer.
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Une réparabilité stagnante : les chiffres parlent d’eux-mêmes
Avec un score de 8,5/10 sur l’indice français de réparabilité, le Galaxy S25 affiche un résultat identique à celui de son prédécesseur, le S24. À première vue, cette note peut sembler correcte, mais l’analyse détaillée révèle une situation plus complexe. Les sous-notes montrent que Samsung se repose sur des critères comme la disponibilité et le coût des pièces détachées pour obtenir un bon score global. En revanche, le critère essentiel de la « démontabilité, accès, outils, fixation » obtient un faible 10,3/20. Cela signifie que, même si les pièces sont disponibles, les manipulations nécessaires pour les remplacer restent particulièrement ardues.
Un écran toujours difficile à remplacer
La conception du Galaxy S25, visiblement proche de celle du S24, pose encore des défis majeurs pour le remplacement de l’écran, l’un des composants les plus sujets aux pannes. Remplacer cet élément nécessite de démonter successivement presque tous les composants internes, une tâche complexe et chronophage. Pour les utilisateurs non expérimentés, cela risque de rendre la réparation quasiment impossible, les forçant à se tourner vers des professionnels et à payer des frais de main-d’œuvre élevés.
Une main-d’œuvre qui alourdit la facture
La difficulté de démontage n’est pas seulement un problème pour les adeptes du bricolage. Elle a également un impact direct sur le coût des réparations dans les centres agréés. Plus la manipulation est complexe, plus les frais de main-d’œuvre augmentent, transformant une simple réparation, comme un changement de batterie ou d’écran, en une dépense conséquente. Cette situation est d’autant plus regrettable que des modèles concurrents offrent des solutions bien plus simples et accessibles.
Pourquoi Samsung tarde-t-il à agir ?
On aurait pu espérer un effort de la part de Samsung après les critiques formulées par iFixit et les discussions autour du droit à la réparation en Europe. Pourtant, le constructeur semble privilégier l’esthétique et la compacité au détriment de la réparabilité. Ce choix stratégique contraste avec les attentes croissantes des consommateurs, qui réclament des appareils plus durables et faciles à entretenir.
Les conséquences pour les utilisateurs et l’environnement
Ce manque d’attention à la réparabilité a des conséquences directes sur les utilisateurs. Ceux-ci risquent de remplacer leur smartphone plus tôt que prévu, augmentant ainsi les déchets électroniques. Dans un contexte où la durabilité des appareils est devenue un enjeu majeur, cette inertie est difficilement justifiable, surtout face aux efforts réglementaires de l’Union européenne pour améliorer la longévité des produits numériques.
Un appel à repenser la réparabilité
Le Galaxy S25, malgré ses qualités techniques, illustre les limites d’un modèle centré sur la performance au détriment de la durabilité. Pour répondre aux attentes des consommateurs et aux exigences environnementales, Samsung devra tôt ou tard repenser la conception de ses smartphones. En attendant, les utilisateurs désireux de réparer leur appareil devront composer avec des coûts élevés et des manipulations complexes.
Mis à jour le 9 août 2025